PARTI COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE VOLTAIQUE

Le parti de l'action révolutionnaire

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !



Pensée brève

La force du mouvement national est fonction du degré de participation à ce mouvement des vastes couches de la nation, du prolétariat et de la paysannerie.

La révolution prolétarienne et le renégat KAUTSKY

Editions en langues étrangères. PEKIN 1970 - Page34

Editorial du journal La Forge N°521 paru en Septembre 2011

14 septembre 2011 --- Par PCOF

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Pour l’unité de la gauche de transformation sociale La rentrée sociale sera placée sous le signe du refus de payer les dettes du Capital, qui servent de prétexte au nouveau plan d’austérité. Un rendez-vous syndical été lancé pour le 11 octobre, qui doit être un succès tant du point de vue du nombre que de la détermination à se battre contre la politique de ce gouvernement de régression sociale qui, dans tous ses choix, privilégie les intérêts des possédants.

Il y aura d’autres moments de mobilisation sociale et politique ; dans l’éducation nationale, contre la poursuite de la politique de suppressions de postes, dans la santé, contre les fermetures d’établissements et de service, sans parler des luttes pour les salaires bouffés par la hausse des prix. Dans certaines régions, il y aura des rassemblements pour exiger la fermeture des centrales nucléaires les plus vieilles, pour rappeler que la question de la sortie du nucléaire reste posée.

Il y aura aussi le rendez-vous de la fête de l’Humanité qui a été précédée de toute une série de rencontres et de discussions entre les forces de la gauche de transformation sociale.

Une ligne de démarcation se dessine, entre ceux qui sont partisans des politiques de "rigueur budgétaire", qui sont pour la "règle d’or" qui est une règle de plomb contre les travailleurs et le peuple, et ceux qui refusent d’endosser les dettes dont les responsables sont les banques, les grands capitalistes, les marchands de canons et les fauteurs de guerre. Cette démarcation ressemble furieusement à celle qui a opposé les partisans du traité constitutionnel européen et ceux qui l’ont combattu.

Depuis cette grande bataille, gagnée par les forces de la gauche qui s’est démarquée du néolibéralisme et du social-libéralisme, la crise du système s’est approfondie, posant avec plus d’acuité encore la nécessité de rompre avec lui, si nous ne voulons pas qu’il nous broie.

Ces forces ont aussi à leur passif, l’expérience de la désunion, de la course de tous contre tous, avec au bout, l’affaiblissement de tous et la perte de crédibilité dans les masses, qui pèse encore lourdement. Analysant cette situation, notre parti a mis en avant la nécessité de développer une politique de front populaire qui ait un caractère révolutionnaire. Cette orientation s’inscrit aussi dans le vaste mouvement de lutte des peuples au niveau international, contre la domination impérialiste, contre les régimes corrompus qui ont maintenu ces peuples sous cette domination. Elle prend également en compte les profondes remises en cause d’un système basé sur le profit à court terme, pour une poignée de riches, un système qui menace gravement l’environnement et la santé de millions de personnes. Nous pensons bien sûr à Fukushima, mais aussi à toutes ces catastrophes dites naturelles, mais dont l’origine est très souvent liée à la surexploitation des sols, à la pollution à très grande échelle provoquée par les monopoles.

Autrement dit, nous avons voulu mettre l’accent sur les intérêts communs entre les peuples à mettre un terme au système de domination et de pillage impérialiste.

Notre texte "pour un front populaire révolutionnaire maintenant" est notre proposition politique, que nous défendons partout. Il contient des axes de mobilisation, des exigences politiques pour lesquelles nous nous battons et que nous voulons partager le plus largement possible, notamment avec les autres forces politiques de la gauche de transformation sociale. Nous ne sommes jamais restés spectateurs devant les pas réalisés dans le regroupement entre des forces politiques qui s’efforcent non seulement de travailler ensemble, mais aussi de tracer une perspective politique qui s’inscrit dans une transformation de la société, dans une critique du système capitaliste et des solutions social-libérales et écolo-libérales. Le front de gauche, en s’élargissant et en proposant à d’autres forces de le rejoindre, est aujourd’hui le seul regroupement qui répond à ces critères. C’est pourquoi, nous avons demandé à discuter avec ses composantes de notre participation.

Pour nous, cela ne se réduit pas à un front électoral en vue des prochaines présidentielles et législatives. Ces élections sont évidemment importantes, mais l’enjeu va plus loin : il s’agit de créer une dynamique dans le mouvement ouvrier et populaire, une dynamique qui arrive à surmonter les doutes, la méfiance... transforme la colère populaire en mobilisation et évite aussi qu’elle ne soit dévoyée par le discours populiste du FN.

Car sans mouvement populaire, rien ne sera possible et ce sont les forces acquises au système qui décideront à la place du peuple et des travailleurs et qui imposeront la loi toujours plus dure du Capital. La question-clé qui est posée au front de gauche, est celle de son enracinement populaire. Cela passe bien sûr par la prise en compte des attentes et des exigences des masses, mais cela nécessite aussi de savoir les traduire en mots d’ordre politiques, en revendications concrètes, en initiatives de mobilisations. C’est cette conviction et cet engagement que nous voulons mettre au "pot" du front de gauche élargi.

[ Source : http://www.pcof.net/ ]


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