PARTI COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE VOLTAIQUE

Le parti de l'action révolutionnaire

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !



Pensée brève

La force du mouvement national est fonction du degré de participation à ce mouvement des vastes couches de la nation, du prolétariat et de la paysannerie.

La révolution prolétarienne et le renégat KAUTSKY

Editions en langues étrangères. PEKIN 1970 - Page34

DECLARATION A L’OCCASION DU 1° MAI 2014

30 avril 2014 --- Par PCRV

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A l’instar des autres travailleurs du monde, les travailleurs et la classe ouvrière de Haute Volta dite Burkina Faso, commémorent ce 1er Mai 2014, la journée internationale du Travail.

Le 1er Mai, fête internationale du travail faut-il le rappeler, a été institué en hommage aux ouvriers et ouvrières de Chicago, tombés sous les balles de la bourgeoisie le 1er mai 1886, en réclamant la journée de travail de 8H. Le 1er Mai est donc bel et bien le symbole de la résistance de la classe ouvrière contre l’oppression de la bourgeoisie et pour de meilleures conditions de vie et de travail.

Le PCRV, parti authentique de la classe ouvrière, salue la célébration de cette fête par les travailleurs organisés ou non de notre pays et les invite à une forte mobilisation et détermination comme leurs camarades de Chicago il y a 128 ans.

Au plan international, le monde reste marqué par les faits suivants :

  • l’approfondissement de la crise du système capitaliste impérialiste avec comme conséquence l’exclusion définitive de millions d’hommes et de femmes du procès de la production sociale, au moment même où les surprofits du capital ont atteint des proportions colossales et que la classe ouvrière et les peuples sont soumis à une avalanche de mesures d’austérité en Grèce, Italie, Espagne, France etc... La crise y est si aiguë que les principes élémentaires de la démocratie bourgeoise ont volé en éclats ouvrant la voie au fascisme et à la xénophobie.
  • l’aggravation des rivalités entre les puissances impérialistes avec comme conséquences la multiplication des guerres d’agression contre les peuples, la lutte plus féroce pour le repartage des zones d’influence et des marchés du fait l’entrée en scène de nouvelles puissances dites émergentes ;
  • l’aggravation de l’oppression et de l’exploitation des peuples de pays dépendants et néocoloniaux. Le droit à la libre disposition des nations est aujourd’hui fondamentalement remis en cause du fait des menées des différentes puissances impérialistes pour détruire les Etats dépendants et néocoloniaux, occuper les zones sensées être les plus riches, installer des pouvoirs à leur dévotion.

Ainsi, on assiste au renforcement de la présence militaire des puissances impérialistes notamment française, dans la sous-région ouest africaine (troupes, forces spéciales, instructeurs militaires, centres d’écoute, moyens matériels etc. .) Ces troupes sont là pour imposer le diktat des impérialistes aux peuples de la sous-région, pour défendre et pérenniser leurs intérêts et constituent donc un véritable danger pour les peuples de la sous-région. Au plan national, la célébration du 1er Mai se déroule dans un contexte national de crise politique, économique, militaire, sociale et morale profonde, qui a atteint un palier supérieur et dont les principales caractéristiques sont :

  • le développement des luttes populaires qui gagnent en ampleur et en profondeur tant en villes qu’en campagnes du fait de la détresse et la misère qui frappent la classe ouvrière et le peuple ;
  • la prise de conscience toujours grandissante des masses qui avancent chaque jour leurs revendications et posent avec acuité la nécessité d’un changement en leur faveur ;
  • le divorce profond entre gouvernants et gouvernés, toutes choses qui plongent le régime de Blaise Compaoré dans un grand désarroi ;
  • la reconfiguration du paysage politique avec l’avènement du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), résultat de l’explosion du CDP et créé par les ténors déçus du parti présidentiel, le regroupement de forces hétéroclites autour du chef de file de l’opposition et la constitution d’un pôle autour du CDP avec le Front dit Républicain.

C’est dans ce contexte que l’opposition bourgeoise réactionnaire et la petite bourgeoisie radicale réformiste, toutes tendances confondues, s’excite de façon effrénée, parle à cor et à cri d’alternance et de changement, en marchant les uns sur les autres pour se présenter à l’impérialisme, notamment français, comme le meilleur valet à même de défendre ses intérêts en Haute Volta dite Burkina Faso. Le pouvoir de Blaise Compaoré, complétement désemparé par la crise et les démissions en cascades de son parti le CDP, de ses anciens amis, s’arc-boute au pouvoir en dépit de sa faillite criarde en continuant d’élaborer des plans pour la levée du verrou de la limitation des mandats présidentiels.

En cette journée historique du 1er Mai, la classe ouvrière et les travailleurs de notre pays, doivent rester vigilants pour éviter les pièges de toutes sortes que la bourgeoisie ne cesse de dresser sur le chemin de la lutte pour de meilleures conditions de vie et de travail et pour un changement véritable leur faveur.

Les récentes mesures sociales que le gouvernement vient de prendre, suite aux mobilisations populaires à travers toute l’étendue du pays et qui touchent les couches populaires sont le résultat de cette pression populaire. Elles confirment l’expérience de notre peuple qui est que « seule la lutte paie ». En même temps, le pouvoir, à travers ces mesures, cherche à manœuvrer pour isoler les luttes sociales des luttes pour un changement politique en faveur du peuple. Les mesures sociales sont donc des acquis de la lutte des travailleurs et de notre peuple, mais elles ne sont que des petites réformes qui ne peuvent résoudre les problèmes du peuple qui sont générés par la politique néocoloniale d’exploitation et d’oppression du peuple. C’est pourquoi, s’appuyant sur ces acquis, la classe ouvrière et le peuple doivent élever leur niveau de conscience, leur degré d’organisation et développer des luttes encore plus puissantes pour la révolution qui va poser les bases pour résoudre durablement ces problèmes.

Le PCRV soutient et soutiendra toujours la classe ouvrière et le peuple de Haute Volta dite Burkina Faso dans sa quête d’un mieux-être et pour un changement véritable en leur faveur. Aussi, il appelle la classe ouvrière et les travailleurs à s’organiser avec lui autour de la Plateforme politique d’action pour un changement révolutionnaire en faveur du peuple, pour renverser le système failli mis en place par la 4ème république et instaurer en lieu et place, une république démocratique et moderne qui va engager le pays dans la voie de l’indépendance nationale et du progrès social.

Vive le 1er Mai, journée internationale du Travail !

Vive le PCRV, parti de l’action révolutionnaire !

Pain et liberté pour le Peuple !

Le Comité Central

Avril 2014


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