PARTI COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE VOLTAIQUE

Le parti de l'action révolutionnaire

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La force du mouvement national est fonction du degré de participation à ce mouvement des vastes couches de la nation, du prolétariat et de la paysannerie.

La révolution prolétarienne et le renégat KAUTSKY

Editions en langues étrangères. PEKIN 1970 - Page34

Editorial de La Forge n° 553 - Juillet-Août 2014

1er juillet 2014 --- Par PCOF

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Tenir sur les positions de classe

La longue séquence électorale l’a largement occulté, mais le printemps aura été marqué par une succession de mobilisations sociales. Les plus visibles, celles qui se sont imposées dans le débat social et politique, c’est la lutte des cheminots contre la "réforme ferroviaire" et celle des intermittents qui se poursuit. Mais il y a eu également toute une série de grèves et de mobilisations, sur les salaires, contre des plans de suppressions d’emplois. La grande distribution est en pleine restructuration, avec de lourdes menaces qui pèsent sur les enseignes du "hard discount", les salariées de l’hôtellerie manifestent pour les salaires, de meilleures conditions de travail, dans un secteur où c’est le règne des contrats hyper précaires, des rythmes de travail infernaux et du mépris patronal. Sans parler des mobilisations des avocats qui dénoncent la quasi liquidation de "l’aide juridictionnelle", qui pénalise les justiciables plus pauvres. Sans parler des mobilisations contre la "chasse aux roms", les évacuations de camps de réfugiés, qui continuent comme au temps des Sarkozy et Hortefeux.

La conférence dite sociale regarde ailleurs : Hollande, Valls, Rebsalem, qui ont cru bon d’anticiper les demandes patronales avant même l’ouverture des discussions, se sont dits surpris de voir que le patronat en voulait toujours plus. Branle bas de combat pour "sauver" cette table ronde où l’essentiel est négocié ailleurs, entre les dirigeants de la CFDT et ceux du Medef, le gouvernement n’étant là que pour se féliciter de la qualité du "dialogue social" et pour transcrire dans la loi les reculs sociaux.

Hollande et le gouvernement Valls répètent inlassablement qu’il n’y a pas d’autres choix que ceux de la politique de baisse du "coût du travail", de l’austérité, de la poursuite de la liquidation des services publics, des privatisations, de la remise en cause du code du travail. S’ils cèdent à la droite sur les questions de société, comme ils viennent de le faire sur la question de l’éducation à l’égalité entre fille et garçon à l’école, c’est parce que c’est à droite qu’ils cherchent à gagner des soutiens.

Cette politique provoque des réactions dans les rangs des élus et des militants du PS, qui ne comprennent pas cette obstination et qui critiquent les choix et les orientations du gouvernement. Des économistes proches du PS planchent sur des politiques alternatives, qui se proposent de rééquilibrer les efforts entre les aides fiscales aux entreprises et les aides à la consommation des ménages, à la création de plus "d’emplois aidés"… Des députés PS s’abstiennent, voire votent contre des bouts de lois présentées par le gouvernement. Qui ne se réjouirait pas de cette contestation ? Mais soyons clairs : elle reste stérile si elle ne s’accompagne pas d’un soutien clair aux mouvements de résistance, aux luttes sociales qui remettent en cause cette politique et qui la combattent.

Construire un large front de résistance à l’austérité

Il ne suffit pas de dénoncer la politique d’austérité et dire "qu’elle va dans le mur" : il faut la combattre et soutenir ceux et celles qui la combattent déjà. Il faut travailler à développer la résistance et à favoriser les convergences entre les fronts de résistance.

Il ne suffit pas de dire que "ce n’est pas une politique de gauche" : il faut la dénoncer clairement comme une politique néolibérale au service de l’oligarchie, du patronat ; une politique qui fait le jeu de la réaction.

La construction de ce front de résistance demande du temps : du temps pour discuter, convaincre, gagner et entraîner les réticents, ceux et celles qui ont du mal à "couper" avec la social-démocratie au pouvoir qui mène la politique aujourd’hui. Mais il ne s’agit pas de perdre de vue qu’il faut, d’abord et avant tout, renforcer, consolider, soutenir, ceux et celles qui ont déjà franchi ce pas. Car ce sont eux qui sont la cible des attaques, des critiques, des accusations de "gauchisme", de manquer de "réalisme", de "diviser"… On l’a vu pendant la grève des cheminots. On l’entend dans les critiques faites à l’encontre de ceux qui cherchent à avancer dans la construction d’un front commun contre la politique d’austérité, entre organisations syndicales, associations, partis politiques.

Nous entrons dans une "zone de turbulences", une période de confrontations politiques ouvertes et violentes entre les positions de rupture et les positions qui cherchent la conciliation avec la social-démocratie. Cela est lié au fait que la crise du système capitaliste est profonde et que, de ce fait même, la lutte de classe s’aiguise. Il est plus que jamais important de tenir sur les positions de classe, de garder en tête que les enjeux de cette bataille sont la défense des intérêts de la classe ouvrière, des travailleurs, des peuples.

Tous ceux et celles qui veulent mener ce combat peuvent compter sur notre parti, sur ses militants. Pour résister aux pressions, pour savoir s’orienter dans cette situation complexe, pour travailler à l’unité, sans perdre de vue les intérêts des exploités et des opprimées, il faut s’organiser ; il faut rejoindre les rangs de notre parti.

Source : http://www.pcof.net/


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